Le festival 2018, c’est fini !

24 films dont 5 avants-premières, 20 invités, 10 lieux de projection et 41 partenaires, tel peut-être le résumé de la programmation de cette année. Voir Le programme de l’édition 2018

Outre la programmation cinéma, des évènements plus festifs (soirée ouverture, plein air, soirée karaoké, concerts ) et des rencontres spécifiques (tables-rondes, ateliers) ont également eu lieu.

Le festival aborde chaque année des thèmes liés aux problématiques diverses des villes portuaires, avec un regard spécifique porté sur une ville ou une région du monde mise à l’honneur.

En 2018, c’est l’Italie du Sud qui a été mise à l’honneur. Un territoire de cinéma qu’il nous paraissait urgent de parcourir dans cette 3ème édition du festival autant à travers les chefs d’œuvre du patrimoine cinématographique qu’à travers le regard des cinéastes italiens contemporains. Confronter les traditions encore vivaces aux réalités actuelles  : les dérives de l’économie mondialisée qui profitent aux mafias, les migrations qui emmènent vers les côtes italiennes des milliers de candidats à une vie meilleure mettant à l’épreuve une tradition de solidarité. La ville de St-Nazaire étant empreinte de cette Italie et de son émigration, nous avons choisi de mettre en avant l’héritage de celle-ci.

Autour de cette thématique, le festival a proposé :

  • un spectacle d’ouverture « Mafia Liquida » de Cinemovel Foundation

  • 13 films du patrimoine et de la jeune création italienne

  • 10 rencontres avec des invités et intervenants

  • Un parcours Italie à destination des scolaires : 2 films, 2 époques, un documentaire – Un paese di Calabria – et une fiction – Le voleur de bicyclette – pour une journée de diffusion rencontre et discussion mettant en perspective une même thématique, la vie en Italie du Sud, son histoire, son évolution.

  • Les ateliers et la projection «Traces d’Italie», court-métrage réalisé avec des jeunes en situation de décrochage scolaire en partenariat avec la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire Estuaire, l’association Les Pieds dans le Paf et l’association Francitalia (voir page 11)

Films en AVANT – PREMIÈRE

Les productions les plus récentes sont indispensables pour pouvoir aborder le sujet des villes portuaires, avec des réalisateurs invités : Comment les jeunes cinéastes du monde réussissent-ils aujourd’hui à produire, montrer les images des villes portuaires du monde ? Quels axes sont traités, quels traits de la ville ou particularités sont soulignés ou simplement suggérés ?

Il est aussi indispensable que le festival soit ancré dans le circuit professionnel permettant une offre à la pointe de l’actualité cinématographique, d’oeuvres remarquées et primées.

Cette année, 6 avants-premières ont été proposées durant le festival :

  • 3 jours à Quiberon d’Emily Atef

  • Figlia mia de Laura Bispuri

  • Ma ohi nui, au cœur de l’océan mon pays d’Annick Ghijzelings

  • Minatomachi de Kazuhïro Soda

  • Terra Franca de Leonor Teles

  • Dogman de Matteo Garrone (prix d’interprétation masculine à Cannes)

Le film Dogman de Matteo Garrone a été proposé dans le cadre d’une soirée « Avant-première surprise retour de Cannes ». Le Festival de Cannes n’avait pas encore eu lieu à l’heure du bouclage du catalogue du festival, proposer une soirée « surprise » a permis à l’équipe présente à Cannes d’avoir, dans la programmation du festival, ce film inédit ayant reçu le prix d’interprétation masculine à Cannes. Nous reproduirons cela pour l’édition 2019.

Séances SCOLAIRES ET JEUNE PUBLIC

5 séances jeunes publics et scolaires ont été proposées :

  • Un parcours Italie à destination des scolaires : 2 films, 2 époques, un documentaire récent – Un paese di Calabria – et une fiction classique italien – Le voleur de bicyclette – pour une journée de diffusion rencontre et discussion mettant en perspective une même thématique, la vie en Italie du Sud, son histoire, son évolution.

  • Dans un recoin de ce monde, film d’animation de Sunao Katabuchi de 2017
    évoquant la vie d’une jeune fille originaire de Hiroshima en 1944

  • Ousmane et le bateau film, documentaire d’Ollivier Moreels, production 2018 du festival avec le soutien du dispositif Grandir avec la Culture du département (voir p 10 – Ateliers de création 2018)

 

LES invité.Es et intervenants du festival 2018

Cette année encore le festival a permis au public de rencontrer et d’échanger avec 20 invité.es qui arpentent les villes portuaires à leur manière au travers d’approches cinématographiques, scientifiques ou citoyennes : cinéastes, artistes, producteurs, chercheurs, associations,etc. Des invités internationaux mais également régionaux pour mettre en valeur le richesse et la diversité du territoire. 19 séances suivies de rencontres à l’issue des projections ont ainsi été proposées.

  • Giacomo ABBRUZZESE, réalisateur

  • Shu AIELLO, réalisatrice

  • Maria Elena BUSLACCHI, Docteure en Histoire – Anthropologie urbaine, fondatrice du festival Zones Portuaires / Genova..

  • équipe de CINEMOVEL FOUNDATION,  MAFIA LIQUIDA, spectacle d’ouverture

  • Filippo FURRI, chercheur en Anthropologie

  • Sarah FARGOT et Nicolas LE GAC, FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM INSULAIRE DE GROIX

  • NARUNA KAPLAN DE MACEDO, réalisatrice

  • Nicolas KLOTZ, réalisateur

  • Bertrand LATOUCHE, chef opérateur et réalisateur

  • Julien LONG, chercheur en sciences sociales et militant associatif

  • Estelle ROBIN YOU, productrice

  • Federico ROSSIN, historien du cinéma

  • Laurence ANSQUER et Fred PREMEL, TITA Production

  • SOS MÉDITERRANÉE, association européenne de sauvetage en mer

  • Benoît LABOURDETTE, Cinéaste, pédagogue, expert en nouveaux médias

  • Ollivier MOREELS, Artiste plasticien et réalisateur multimédia, professeur d’enseignement artistique aux Beaux-Arts de Nantes et Saint-Nazaire et intervenant cinéma.

  • Marc PICAVEZ, réalisateur

  • Vincent POUPLARD, réalisateur

Les évènements festifs 2018

Le festival Zones Portuaires se veut également grand public, festif et ouvert à tous !


Soirée ouverture

Le festival a proposé un cocktail d’inauguration élaboré et servi par les cuisiniers et boulangers de la Maison de l’apprentissage de St-Nazaire.

Après l’ouverture du festival en présence de nombreux partenaires, une 1ère partie de soirée a plongé les spectateurs dans un spectacle «Mafia liquida», un mélange de cinéma, BD et art visuel afin de raconter les visages Mafia et leur évolution au cinéma.
La 2
ème partie de soirée s’est poursuivie avec «Fame», un film inédit tourné à Grottaglie, petit village du Sud de l’Italie, qui interroge la force du geste artistique pour bousculer nos représentations du monde.

Ciné plein air et concert

Le festival a proposé cette année pour le plein air, une sélection de courts-métrages « qui sentent bon la mer » pour toute la famille (2 programmes de 45 minutes) en travaillant avec «La boîte carrée». Cette association nomade dédiée au court-métrage depuis sa création en 2009 marche sur les traces du cinéma itinérant pour ce qu’il a d’ancestral, de magique et de populaire. C’est en autocar que l’équipe sillonne villes et villages à la recherche de son public.

La projection sur le Remblai (transformé en guinguette pour l’occasion) était précédé d’un temps musical avec le concert du duo de saxophonistes baryton, Ronan Le Gouriérec et Hervé Gweltaz. Les spectateurs pouvaient également se restaurer avec la présence de 2 food-trucks. La soirée était en partenariat avec le café «Sous les palmiers».

Soirée karaoké

Une soirée karaoké décalée et kitsch en lien avec la thématique de l’Italie du Sud a été proposée le jeudi 7 juin en partenariat avec Les Abeilles. Une soirée qui permettait de se détendre, pousser la chansonnette italienne et d’osez 3 petits pas de danse.

Concert de harpes le dimanche 10 juin

17 harpistes du Conservatoire de musique et danse de Saint-Nazaire nous ont fait l’honneur de proposer une séquence musicale « spécial Italie » en guise d’apéritif.

Les Rencontres du festival

Table-ronde Projet Rivages 2018-2020

En choisissant d’explorer les réalités et l’imaginaire des villes portuaires au cinéma d’hier et d’aujourd’hui, de New-York à Athènes, de Tanger à Lampedusa, il est devenu impossible pour le Festival de minimiser le rapport intrinsèque que les villes portuaires entretiennent avec les notions d’exil et de migration.

Ainsi, dans le cadre du projet RIVAGES, l’association Cales Obscures entreprend de tirer des fils autour de ces questions par la production d’œuvres artistiques alliées à des contenus scientifiques. RIVAGES s’intéresse aux parcours des personnes exilées dans trois villes portuaires européennes (Saint-Nazaire, Gènes en Italie et Malmö en Suède) et le projet se matérialisera par une exposition physique et numérique en 2020.

Dans le cadre de ce projet, nous avons proposé durant le festival une table-ronde réunissant les deux réalisateurs impliqués dans le projet ( Marc Picavez, Vincent Pouplard) et deux chercheurs (Julien Longue et Filippo Furri) pour interroger la spécificité des villes portuaires dans l’accueil et l’hospitalité des personnes exilés ou encore la question de la place ou du rôle que peuvent jouer les images de l’exil.

Rencontres avec La plateforme, Pôle Cinéma et Audiovisuel des Pays de la Loire

La Plateforme, pôle cinéma et audiovisuel des Pays de la Loire a proposé au festival une rencontre avec le réalisateur Bertrand Latouche et la productrice du film, Estelle Robin You, à l’issue de la projection de son film, Les œuvres vives. Il s’agissait d’échanger autour de son prochain projet en cours d’écriture et de la production en région. Cette proposition s’inscrivait pour la Plateforme dans le cadre d’une expérimentation autour de la diffusion des films d’initiative régionale dans une logique de médiation culturelle. Pour le festival, Il s’agit de souligner la richesse de la production cinématographique de notre département et plus largement en Région Pays de la Loire, en favoriser la diversité et l’émergence par des diffusions au plus près de tous les publics et au plus près des territoires.

Séance spéciale jumelage Sunderland

Signé en 1953, le jumelage entre les 2 villes portuaires, Saint-Nazaire et Sunderland, ville portuaire d’Angleterre, est un des premiers partenariats entre deux villes européennes. Le 65ème anniversaire de ce jumelage a été célébré en juin 2018 à St-Nazaire en présence d’une délégation de la Ville de Sunderland. Dans ce cadre, le festival s’est associé à cet événement de la ville. En partenariat avec le « Sunderland Short film festival », 1 h de courts-métrages très « anglais » a été proposé pour cette séance introduite par le Service Relations Internationales de la ville de St-Nazaire.

Visite guidée : Un embarquement sans retour ?

Pour les spectateurs du film « Golden Door », jeudi 7 juin à 20h, il était proposé de prolonger la soirée par une visite privilégiée dans Escal’Atlantic à Saint-Nazaire pour découvrir l’histoire des paquebots transocéaniques : la préparation à l’exil, les emménagements et la vie à bord durant la traversée et les conditions de transport qu’offrent les compagnies maritimes seront les trois sujets fil rouge de la visite proposée.

Séance carte blanche au FIFIG (FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM INSULAIRE DE GROIX)

Chaque édition du festival met à l’honneur un festival frère. Cette année, ce fut le FIFIG. En 2001, une poignée d’habitants de l’Île de Groix passionnés de cinéma créent le 1er Festival International du Film Insulaire. Leur but, à travers un évènement fédérateur, faciliter les rencontres et les échanges en donnant la parole aux insulaires du monde entier.

Action culturelle 2018

ATELIERS PEAC « GRANDIR AVEC LA CULTURE »

La DAAC (Délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle) et le Conseil Départemental de Loire Atlantique ont sollicité le Festival pour intervenir au sein d’établissements scolaires, dans le cadre du dispositif « Grandir avec la Culture ».

Ce partenariat a abouti à un projet concrétisé par des ateliers vidéo qui ont été menés et coordonnés par le cinéaste Ollivier Moreels sur une semaine de temps balisé avec 3 classes dans 3 collèges : Sainte-Thérèse à Saint-Nazaire ( classe de 5e SEGPA ), Jean Moulin à Saint-Nazaire ( Classe de 4e ) et Grand Air à La Baule ( classe de 4ème).

Le travail mené par Ollivier Moreels, les élèves et les enseignants a abouti à la production et diffusion pendant le festival du film « Ousmane & le Bateau Film ».

Le projet s’est construit autour de 2 fils rouges : un bateau déposé dans la cour des 3 collèges sans information préalable pour susciter les questions et interpeller les élèves et l’histoire d’Ousmane inspirée de celle de Sékou, mineur isolé venu de Guinée Conakry élève de 3ème de la classe allophone de Jean Moulin. Le pourquoi de son exode, le chemin parcouru depuis et ses désirs pour sa nouvelle vie ont inspiré l’histoire du film.

Le film « Ousmane et le bateau film » a également été le film choisi pour être projeté lors de la journée Éducation Culturelle et Artistique du dispositif Grandir avec la Culture, le mercredi 13 juin 2018 au Grand T.

Nous souhaitons au cours de l’année 2018-2019 travailler à l’exploitation et la diffusion de ce film sur le département et en région

Les ateliers ont été précédés d’une journée de formation le 13 février 2018 pour les enseignants du second degré, organisée par la DAAC et inscrite au PAF avec l’intervention d’Ollivier Moreels l’après-midi. L’objectif de cette formation était de sensibiliser les enseignants au festival et de les accompagner dans la mise en œuvre de projets pédagogiques autour de cet événement culturel. 20 enseignants ont participé à cette journée théorique et pratique.

ATELIERS DE SENSIBILSATION ET CREATION AUDIOVISUELLE 12/16 ANS,

«  FILMER LA VILLE PORTUAIRE» 3EME EDITION.

Pour la 3ème année, le festival a proposé à des jeunes de 12 à 16 ans issus en priorité des quartiers prioritaires de Saint-Nazaire, un atelier « Filmer la ville portuaire ». Ces ateliers sont gratuits et ouverts à tout jeune de 12 à 16 ans.

Ce projet a été mené en partenariat avec l’OMJ Office Municipale de la Jeunesse de Saint-Nazaire (clubs de jeunes des quartiers prioritaires), la Maison de quartier de Méan Penhoët et le Conservatoire Musique et Danse de Saint-Nazaire avec le soutien du dispositif Passeurs d’images, du service Politique de la Ville et du CGET.

Comme pour les deux éditions précédentes, Benoît Labourdette cinéaste et spécialiste de l’éducation à l’image est intervenu auprès des jeunes.

Ce projet a la particularité de se mener en deux temps distincts, le travail de production des films et celui de sa diffusion durant le festival.

4 jours de création d’images et de films ont été proposé aux jeunes (en avril durant les vacances scolaires et en juin) ainsi qu’une journée de travail de création autour du parcours et de la diffusion dans la ville (le 9 juin). 6 jeunes ont participé.

Cet atelier a donné lieu à la Projection itinérante nocturne le samedi 9 juin 22h45  (90 spectateurs)

projet « Traces d’Italie »

«Traces d’Italie» a été réalisé par 11 jeunes en situation de décrochage scolaire et mineurs allophones du lycée Aristide Briand avec la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire Estuaire.

Le court-métrage projeté le mardi 12 juin durant le festival a été réalisé dans le cadre d’ateliers vidéo menés par l’association Les Pieds dans le Paf à partir d’un travail d’enquête et d’interviews produit avec l’association Francitalia sur le patrimoine culturel italien de St-Nazaire (la construction navale, les chantiers navals de La Spezia, la construction de la Forme Joubert, la Maison du célibat à Méan-Penhoët).

Atelier de rEalisation avec les apprentis de la maison de l’apprentissage

En parallèle de la réalisation du buffet du cocktail de la soirée d’ouverture du Festival par les apprentis de la maison de l’apprentissage, un atelier de réalisation a été mené par Marc Picavez. Avec le soutien du dispositif régional Les lycéens ont du talent, il s’agissait d’encadrer la préparation, le suivi du tournage et la post-production d’un film écrit par les apprentis. Le court-métrage réalisé a été projeté en première partie de la soirée du mardi 12 juin au Cinéma Jacques Tati.

ATELIERS RIVAGES (en cours)

En 2018, dans le cadre du projet Rivages, les réalisateurs Marc Picavez et Vincent Pouplard travaillent sur une création documentaire avec un collectif de personnes réfugiées. Echelonné du printemps à l’automne 2018, l’idée est de réunir une dizaine de participants et de leur proposer un temps de création qui laisserait une place forte à leur imaginaire (cartographie imaginaire, anticipation et fabrication de souvenirs issus d’un futur imaginé…) pour construire avec eux un monde rêvé, ou un futur souhaité. Parallèlement, des temps liés à la réalisation d’autoportraits documentaires seront proposés selon une méthodologie qui devra s’adapter aux lieux qu’ils fréquentent et aux moments dont ils disposent. Ces courtes séquences ponctueraient le film à différents moments. Trois lieux ont été ciblés pour mener cette action : le CAO de Saint-Herblain, la Fraternité de Saint-Nazaire, les lieux de solidarité fréquentés par les mineurs isolés du boulevard Wilson sur l’Île de Nantes.