RV #1 – Cinéma Sportuaire

2 octobre 2020 – 20H – Salle Jacques Tati
Séance coprogrammée et présentée par Federico Rossin,
historien, critique du cinéma et programmateur

Comment explorer les territoires du cinéma et des villes portuaires au travers du prisme du sport et des pratiques sociales associées ? Le festival Zones Portuaires présentera chaque année une séance dédiée à cette question. Pour cette première, nous parlerons de foot et de ses représentations au cinéma

Première mi-temps : TOU(TE)S AU STADE

 

Evasi (Évadés) de Franco Piavoli – Italie,1964, noir et blanc, 11 minUn match de football. La caméra s’attarde sur les réactions des supporteurs, sans jamais montrer ni terrain ni ballon. Essai sur le miroir des émotions et les métamorphoses du visage humain, Evasi est un catalogue de gestes qui révèle les potentialités du cinéma, comme nos aliénations collectives.

Derby de Jože Pogačnik – Yougoslavie,1965, noir et blanc, 9 minutes, 35 mm
Des images et sons tirés d’un grand match entre les équipes de football Maribor et Olimpija. Un film drôle et vivant, loin de toute propagande sur « le peuple ».

 

San Siro de Yuri Ancarani – Italie, 2014, couleur, 26 minutes
San Siro, anatomie épique, singulière et un brin humoristique du stade de foot mythique de Milan, Ancarani suit sans la déchiffrer la chorégraphie impeccable des travailleurs en tout genre des coulisses, et transmet avec brio, par le simple jeu des sons, des formes et des lumières, l’atmosphère puissante des grands rassemblements sportifs.

Deuxième mi-temps: FOOT MON AMOUR

Forza Bastia 78 – L’Île en fête, de Jacques Tati, Sophie Tatischeff – France, 2000, couleur, 26 minutes, 16 mm
Bastia, avril 1978. Pour la première fois, une équipe corse parvient en finale d’une coupe d’Europe. À la demande du président du club bastiais, Jacques Tati vient filmer l’événement qui va bien au-delà d’une partie de football.

Babor Casanova de Karim Sayad – Suisse, 2015, couleur, 35 minutes
Alger. Adlan et Terroriste naviguent dans le quartier à la recherche de quelques dinars. Entre petits trafics et parking informel, ils attendent le week-end et le match du Mouloudia afin de tuer le vide de leur quotidien, de chanter leur amour du club et de rêver au bateau qui leur permettra de fuir un pays qui ne leur donne pas leur chance.